La FAO aux manettes d’une formation sur la chenille légionnaire d’automne au Gabon.

L’atelier de formation sur l’identification et les méthodes de contrôle et de gestion durable de la chenille légionnaire d’automne s’est tenu en 3 étapes dans les villes de Lambaréné, Mouila et Franceville du 7 au 17 décembre 2020.

Cette rencontre qui a réuni une soixantaine d’agents du Ministère de l’Agriculture, de l’Elevage, de la Pêche et de l’Alimentation notamment les chefs de secteurs agricoles et des centres d’appui techniques des 9 provinces du Gabon, s’est achevé sur une note de satisfaction après d’intenses travaux de groupes et de terrain.

Le Gabon, à l’instar de plusieurs autres pays du monde, les cultures sont menacées par l’invasion de la chenille légionnaire d’automne. De son nom scientifique Spodoptera frugiperda, ce ravageur peut attaquer plus de 100 espèces de plantes et cause des dégâts d’importance économique à des céréales cultivées telles que le maïs, le riz et le sorgho ainsi qu’aux cultures maraîchères et au coton.

Originaire des régions tropicales et subtropicales des Amériques, ce ravageur a été détecté pour la première fois en avril 2016, il se propage à grande vitesse vers la partie sud de l’Afrique et est déjà signalé dans plus de 24 pays africains, dont 6 pays de l’Afrique centrale à savoir São Tomé et Principe, Cameroun, République Démocratique du Congo, Congo, Tchad et République Centrafricaine.

Au Gabon, le ravageur a été signalé pour la première fois dans la province de l’Estuaire notamment à Ntoum, à Malibé 2 et à Owendo. Dans la province du Haut- Ogooué, Il a été découvert et identifié à Franceville par le Dr René POLIGUI, Entomologiste à l’Institut National Supérieur d’Agronomies et de Biotechnologies (INSAB). Compte tenu de sa voracité, la multiplicité de ses plantes hôtes et sa grande capacité de dispersion (100 km par nuit à l’âge adulte), il représente un danger de grande ampleur pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle.

L’objectif de cet atelier facilité par la FAO, était de permettre aux agents de base du dispositif de développement de l’agriculture au Gabon d’avoir une meilleure connaissance du ravageur et les moyens de lutte actuellement préconisés et présenter un référentiel pour la capitalisation des informations sur la situation dans chaque localité.

Les participants ont, dix jours durant, échangé sur, entre autres, l’identification, la biologie, l’écologie, les dégâts, les méthodes de contrôle et gestion de la chenille légionnaire d’automne. Aussi, après des séances pratiques dans des champs de canne à sucre à Mouila et à Franceville, des supports d’information et de sensibilisation sur les méthodes de propagation et de prévention de ce ravageur ont été distribués.



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Obone Flore

Journaliste

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