Une souche nouvelle de coronavirus a été en effet manipulée et brevetée en Europe par des Européens. Ce brevet de 320 pages déposé le 02/12/2004, au numéro de dépôt 04805625.3 et délivré le 04/08/2010 par l’Office Européen des Brevets (EPO) sous le titre de « Nouvelle souche de coronavirus associé au SRAS et ses applications » est disponible. Le brevet EP 1 694 829 B1 est donc authentique. Mais il porte sur un virus différent du nouveau coronavirus détecté pour la première fois en Chine il y a quelques mois.
Le « SARS-CoV » correspond à l’un des virus appartenant à la famille des coronavirus découverte en 1960, au même titre que le « MERS-CoV ». Il existe en effet une pluralité de coronavirus, dont sept auxquels l’Homme est sensible. Ces virus sont par la suite, responsables de pathologies. Si généralement celles-ci sont bénignes (exemple : rhumes), il arrive parfois qu’elles soient bien plus sévères.
D’abord, on ne brevète pas un virus, mais une séquence de virus. La séquence concernée dans le brevet déposé en 2004 par l’institut Pasteur porte sur une souche du SRAS (“SARS-CoV” de son nom scientifique complet), un autre coronavirus qui toucha 8.000 personnes dans 30 pays en 2002-2003 et fit plus de 700 morts, selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).
Ce brevet européen dont les titulaires sont l’Institut Pasteur, le CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique) et l’université Paris-Diderot, porte sur un candidat-vaccin contre le virus SARS-CoV-1. Autrement dit, le virus précité, responsable dans les années 2000 de l’épidémie de Syndrome respiratoire aigu sévère.
Il ne concerne ainsi ni la création du virus SARS-CoV-1, ni du SARS-CoV-2 qui existaient et ont été transmis à l’Homme par des espèces animales (chauves-souris, civettes…). Il convient enfin d’ajouter, que ce vaccin n’a jamais été expérimenté sur l’Homme. L’épidémie avait en effet était contenue et ayant quasiment disparu, il n’existait plus de candidats porteurs du virus pour essayer le vaccin.
Les premières pages d’un brevet européen contiennent les informations permettant d’identifier celui-ci : numéro d’identification, date de dépôt, titulaires, inventeurs… C’est ainsi que pour le présent brevet, il est indiqué qu’il porte sur une nouvelle souche de coronavirus associée au SRAS et ses applications (potentiel vaccin).
Les pages qui suivent contiennent une longue description. Les chercheurs y exposent rigoureusement le principe, l’état de la technique, sa faisabilité, les problématiques rencontrées, les solutions proposées, des exemples concrets, les modes de réalisation, les méthodes de recherche, les résultats de recherche, les applications envisagées.
Le brevet précité ne fait ainsi pas exception à la règle et contient l’ensemble de ces éléments. Le libre accès aux brevets permet notamment au public et autres chercheurs, de s’informer sur l’avancée de la recherche et surtout, la poursuivre.
Tel est d’ailleurs actuellement le cas, puisque les chercheurs titulaires du brevet s’appuient sur les recherches portant sur le SARS-Cov-1 que l’on retrouve dans celui-ci. L’objectif étant notamment de comprendre et trouver un futur vaccin pour l’actuel SARS-Cov-2 (cf. Covid19).
Il n’y a donc pas qu’un coronavirus, il y en au moins 7 et donc ce dépôt de séquence correspondait à l’épidémie en 2003, c’est un cousin du virus qui fait l’objet de l’épidémie actuellement. Le virus responsable de la COVID-19 et celui à l’origine du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) sont génétiquement liés mais ils sont différents. Il a 80% de similitudes au niveau de sa séquence avec le virus de 2003, mais ce n’est pas le même. Les candidats-vaccins qui avaient été testés dans le brevet déposé en 2004 ne peuvent pas être réutilisés pour le nouveau coronavirus, à cause de ces différences.
S’il existe bel et bien des brevets sur des virus qui ont été détectés, cela ne veut pas dire qu’ils ont été créés. Même si le terme de brevet évoque le concept d’invention et porte le nom de l’inventeur de ce pour quoi on sollicite un brevet, il faut souligner que le mot inventeur à deux sens. Ainsi, un inventeur est la personne qui par son ingéniosité invente, imagine, créé quelque chose d’original; mais aussi celle qui découvre un trésor, un objet.
D’autre part, les dépôts de brevets liés à des virus sont courants, ce sont souvent juste des déclarations d’invention. Il peut y en avoir un brevet sur une technologie, sur un diagnostic, sur plein de choses. Il s’agit d’abord de protéger sa découverte, le temps de publier un article dans une revue scientifique par exemple. Quand on dépose une demande de brevet, on décrit sa technique comme par exemple le fait de choisir tel ou tel zone du génome du virus pour conduire des tests.
Ne révise plus seul ! Accède à une 𝐦𝐮𝐥𝐭𝐢𝐭𝐮𝐝𝐞 𝐝'𝐞𝐧𝐨𝐧𝐜𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐬𝐲𝐧𝐭𝐡𝐞𝐬𝐞 𝐞𝐧 𝐏𝐡𝐲𝐬𝐢𝐪𝐮𝐞-𝐂𝐡𝐢𝐦𝐢𝐞, 100% conformes au programme du Gabon. Bloqué sur un calcul ? 𝐇𝐲𝐬𝐨𝐩𝐞, ton Grand Frère IA, 𝐭𝐞 𝐠𝐮𝐢𝐝𝐞 𝐞𝐭𝐚𝐩𝐞 𝐩𝐚𝐫 𝐞𝐭𝐚𝐩𝐞 vers la solution de chaque question.
𝐡𝐭𝐭𝐩𝐬://𝐚𝐬𝐬𝐢𝐬𝐭𝐚𝐧𝐭𝐞𝐝𝐮.𝐨𝐧𝐥𝐢𝐧𝐞

