Une rupture de trop. Deux députés, un maire central et des élus locaux seraient en phase de rejoindre Menga.

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Michel Menga M'Essone s'exprimant sur l'héritage du RHM.

La question que se posent désormais les populations est celle de savoir si ce fin stratège politique pourra récupérer la peau de l’ours RHM après l’avoir tuée. C’est ce qui semble se dessiner à la suite de sa sortie, le 13 avril dernier à son QG de Bel air où il a réaffirmé son appartenance au RHM. Devant un parterre d’invités et autres membres influents de l’ex RHM, Menga a déclaré que son exclusion du RHM est en violation flagrante du règlement  intérieur  qui interdit l’exclusion d’un membre fondateur.

De plus, l’organisation du dernier congrès extraordinaire à Libreville devait se faire à la suite de l’organisation des congrès provinciaux qui devaient toiletter et proposer des textes lesquels, à leur tour, devaient être soumis à l’instance suprême, le congrès extraordinaire. Ce qui n’a pas été fait. Les congressistes venus de l’intérieur ont  constaté in situ, le contenu du programme qui devait aboutir, au finish, à la création d’un nouveau parti et à la réélection de Barro au poste de Président de ce parti dénommé le Rassemblement pour la Patrie et la Modernité (RPM). L’organisation de ce congrès s’est-elle faite à la hussarde pour écarter des éventuels rivaux, membres influents de l’ex Héritage et Modernité ? Car comment comprendre qu’un tel parti avec des compétences connues, ignore les nouvelles lois sur les partis politiques notamment ceux ayant des élus à l’assemblée nationale, dans les mairies et dans les conseils départementaux ?

La mutation du RHM au RPM fait perdre automatiquement les mandats électifs de ses députés, conseillers et maires élus sous la bannière du RHM. Ces élus vont devoir repartir en campagne avec tous les risques que cela induit. Personne parmi les clercs qui entourent Barro n’a pas eu à soulever ce lièvre afin que le congrès ne soit qu’une rencontre de toilettage du règlement intérieur et d’affirmation du positionnement du parti pour lever toute équivoque. Simple oubli ou amateurisme ? En vieux renard de la politique et fin procédurier, Michel a saisi la balle au bond pour tuer le poussin dans son œuf. Barro Chambrier semble avoir accouché les germes de la déstabilisation de son organisation. Les quatre députés ainsi que les élus locaux sont-ils prêts à repartir sur le terrain battre campagne ? Le refus de Menga de laisser mourir le RHM n’est-il pas pour eux la bouée de sauvetage  quand on sait que certains parmi eux ont perdu leurs privilèges aussitôt le divorce avec le PDG prononcé?

Et comme il fallait s’y attendre, la réponse du berger à la bergère n’a pas tardée.  Michel Menga a  organisé sa riposte dont la première salve a été lancée  le samedi 13 avril à son QG de Glass qui a vu la présence de son collègue  du gouvernement Moukagni Iwangou, de Jonathan Ignoumba, député de Mongo pour le compte de Les Démocrates, de Norbert DIRAMBA, maire de Mouila, ex héritier, absent au dernier congrès et, avec lui, deux autres députés et des élus locaux qui, vraisemblablement, vont rejoindre Menga. Santiago a des raisons de bomber le torse lorsqu’il déclare vouloir  intenter, dans les prochains jours, une action en justice pour ressusciter le RHM « qui ne doit pas mourir » a-t-il conclu.

La suite est connue. Une scission, comme savent le faire les politiques dans ce pays. Cette attitude sonne comme le remake d’un vieux film western, renforce le parti au pouvoir. Sans  coup férir, le PDG assiste, aux premières loges, à la division de ses créatures à l’origine de la fronde la plus acérée qui a faillie précipiter sa chute ou, tout au moins, provoquer  un schisme. Les mêmes causes évoquées pour sortir du PDG ont produit les mêmes conséquences au RHM qui se voulait pourtant un modèle de démocratie et d’engagement politique. L’arroseur est donc arrosé et c’est le PDG qui boit du petit lait. Les donneurs de leçon d’hier doivent revoir leurs copies. Le schéma est connu d’avance comme un disque rayé qui a vu des compagnons de route s’entredéchirer dans des jouxtes verbales, judicaires et médiatiques à nulle autre pareille. Les exemples sont légions : UPG, RNB,ADERE, PGP,etc. La  bataille juridique qui s’annonce est le complément d’une longue suite d’autres qui ont sonnées le tocsin de la disparition.

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