Pour de nouveaux biens naturels et mixtes gabonais dans la liste du Liste du patrimoine mondial

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Le développement d'Olam Palm Gabon applique une approche paysagère qui permet la conservation des zones dites à haute valeur de conservation, sociales et environnementales, ici un corridor forestier au sein d’une savane. Image d'archives

Le Ministre de la culture et des arts a ouvert, le 20 janvier 2020, les travaux de l’atelier de renforcement des capacités pour la mise à jour de la Liste indicative du Gabon (biens naturels et mixtes) et pour la présentation du dossier de nomination du parc national de l’Ivindo au patrimoine mondial, au profit d’une vingtaine d’experts locaux dans le domaine du patrimoine culturel et naturel.

Le patrimoine mondial désigne un ensemble de biens culturels et naturels présentant un intérêt exceptionnel pour l’héritage commun de l’humanité, actualisé chaque année par le centre du patrimoine mondial de l’UNESCO.

L’objectif principal de la liste du patrimoine mondial est de faire connaître et de protéger les sites reconnus de valeur universelle exceptionnelle en se fondant sur 10 critères, six pour les biens culturels et 4 pour les biens naturels.

« Malgré le fort potentiel naturel et culturel de plusieurs de ses sites révélés par diverses études, le Gabon ne compte actuellement qu’un seul bien inscrit sur la Liste du patrimoine mondial, le parc national de la Lopé et une liste indicative comportant sept biens » a souligné Monsieur Vincenzo Fazzino, Représentant de l’UNESCO au Gabon.

Cet atelier revêt une importance capitale pour le Gabon, permettant la révision de sa liste indicative, encore appelée inventaire des sites naturels, culturels et mixtes les plus importants situés à l’intérieur de ses frontières, condition préalable pour les États parties de la Convention 72, avant toute nouvelle inscription sur la Liste du patrimoine mondial. Les experts auront pour cas pratique la préparation du dossier de nomination du parc national de l’Ivindo.

Pour Monsieur Stephen Jackson, Coordonnateur résident du Système des Nations Unies au Gabon, cet atelier est également une opportunité pour promouvoir de la place de la culture dans l’Agenda 2030 des Nations Unies. En effet, l’introduction de la Déclaration dudit Agenda déclare que : « Nous avons conscience de la diversité naturelle et culturelle du monde et savons que toutes les cultures et toutes les civilisations peuvent contribuer au développement durable dont elles sont des éléments indispensables ». Il a ainsi fait lien avec les Objectifs de développements durables (ODD) 3, 4, 5, 11, 13, 14 et 15.

Monsieur Michel Menga M’Essono, Ministre de la culture et des arts, quant à lui, a dit ne ménager aucun effort afin que la culture soit au cœur du quotidien des gabonais.

Ont également pris part à cette cérémonie d’ouverture : Professeur Patrick Mouguiama Daouda, Ministre de l’éducation nationale, chargé de l’instruction civique et Président de la Commission nationale gabonaise pour l’UNESCO, Monsieur Oswald Séverin Mayiounou, Ministre délégué auprès du Ministre en charge des Eaux et Forêts et de l’Environnement.

Après une phase protocolaire, les participants ont entamé les travaux, qui prennent fin le 23 janvier courant. Cet atelier bénéficie du soutien financier de l’Union européenne.

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