Le Gabon, un pays de non droit qui muselle la société civile.

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Faire un plaidoyer pour les libertés fondamentales.

Dans l’optique de rétablir la démocratie qui passe par la restauration des libertés fondamentales et de mobiliser tous les composants de la société civile, les leaders des associations et syndicats du Gabon, se sont réunies ce mercredi 7 novembre 2018 dans un hôtel de la place à Libreville, pour conscientiser et encourager les leurs à s’engager pleinement dans ce processus de libération et pour présenter un document voué au renforcement de l’action citoyenne.

Poursuivant la lutte contre les restrictions relatives à l’exercice des libertés fondamentales au Gabon, les leaders de la société civile ont une fois de plus décidé de se dresser contre deux droits qui sont particulièrement bafoué, selon le président du ROLBG. Il s’agirait du droit de manifester publiquement et celui de constituer librement des associations. « Ces droits constituent pour nous l’ossature de l’ensemble des libertés fondamentales les plus importants au Gabon et qui bénéficient d’un régime d’interdiction. Nous pensons que c’est une pratique illégale, anti-démocratique qui ne fait que constituer le redressement démocratique du Gabon. Parce qu’il n’y a pas de démocratie sans respect des normes institué au sein d’un Etat de droit. La liberté de réunion est un principe sacré de même que la liberté d’association», a déclaré Georges Mpaga, président du ROLBG.

Il faut savoir que tant que le gouvernement ne considérera pas les ONG, les associations comme des partenaires au développement, il sera difficile d’amorcer le processus tant souhaité. «En Afrique de l’Ouest et de l’Est, on n’a pas besoin d’autorisation pour manifester. C’est une déclaration qui vous donne droit à manifestation. Malheureusement, au Gabon, nous sommes dans un système où il faut nécessairement l’autorisation de l’administration», a indiqué Marc Ona Essangui.

En effet, selon le président du ROLBG, un pays où «les organes de presse sont régulièrement frappés d’interdiction de paraitre, où les journalistes et les syndicalistes sont systématiquement écroués en prison pour leurs opinions… constituent des pratiques moyenâgeuses, qui de notre point de vu sont des entraves inacceptable à la démocratie. De ce fait, le Gabon n’est donc pas un pays de droit. Notre objectif est donc de changer cette donne. Nous voulons que toutes ces lois illégales anti-démocratiques soient retirées, tel est notre plaidoyer. Le plaidoyer qui est justement un document que nous comptons vulgariser auprès des acteurs de la société civile, des décideurs politiques et des partenaires au niveau international», a conclu Georges Mpaga.

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