La mort programmée de l’Agence Gabonaise de Normalisation (AGANOR).

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Joseph Alain Ngowet, directeur général de l'AGANOR, la main droite sur les lèvres...

La gestion hors norme du directeur général   de cette structure, Joseph Alain NGOWET REVAZA laisse à désirer au regard du manque de professionnalisme dont il fait preuve  depuis sa prise de service. Or, toute nomination est liée à une  obligation de résultat dans un pays en perte de croissance qui recherche à tout pris des niches financières. En réalité, le  directeur général  de l’AGANOR s’illustre, depuis sa nomination, à des actes et des comportements qui laissent perplexes.

En effet, après les épisodes sur la méconnaissance des règles sur la correspondance administrative en juin  2018, s’en suivra celui du vrai faux vol de 3,7millions en octobre 2018, montant qui aurait été soustrait à l’agence comptable.  Enfin, il aurait emporté  à son domicile 11millions de francs CFA pour des raisons de sécurité alors qu’il existe une agence comptable avec toutes les garanties de sécurité. Or le code de déontologie comptable stipule que l’argent public doit être gardé par l’agent comptable assermenté, dûment affecté dans ladite structure.  Le Directeur général accumule de plus en plus des fautes administratives graves dues à l’ignorance des normes  de gestion administrative et financière.

Les règles de management les plus élémentaires sont foulées au pied. Les réunions avec les collaborateurs (conseillers, directeurs, chefs de services) n’ont pas d’ordre du jour et ne sont pas préparées. Lorsque celles-ci se tiennent quand même, on assiste à un long monologue du DG sous les yeux hagards des collaborateurs. De plus, de grandes fêtes, pour justifier les dépenses, sont organisées dans les hôtels de la place, accompagnées des sorties de fortes sommes d’argent alors que l’Agence peine à payer les cotisations internationales. Cette attitude irresponsable a pour effet l’exclusion du Gabon des instances internationales de normalisation.

Face à ce traumatisme managérial, les services se vident, les conseillers et autres collaborateurs se tournant les pouces toute la journée. Les dossiers, du moins, tous, sont traités par l’omniscient DG. De longues missions de dix jours à l’étranger aux frais de l’AGANOR sans valeur ajoutée pour l’agence sont prétextées. D’ailleurs, aucun compte rendu de mission n’est fait pour donner une certaine lisibilité à la performance de l’agence. Joseph NGOWET REVAZA déciderait de tout, sans s’en référer ni à son ministre de tutelle ni au conseil d’administration.

A preuve, il aurait décidé de s’accaparer de façon unilatérale des prérogatives de ces deux tutelles, le ministère de l’industrie et le conseil d’administration en créant un nouvel organigramme de neuf(9) directions et plus de trente(30) services, en élaborant et l’appliquant une nouvelle grille salariale applicable aux seuls agents contractuels recrutés par l’AGANOR, laissant de côté les fonctionnaires régulièrement affectés, en procédant aux nominations de complaisance des proches et amis, parfois sans profils véritables.

Selon les bonnes langues tirées de bonnes sources, les raisons de ce management au rabais se donnent à lire  dans le profil même de Joseph NGOWET REVAZA notamment son  parcours scolaire et universitaire  qui demeure flou. Des véritables diplômes fruits de sa formation attendus, on ne trouverait que des attestations de formation  et des  certificats. Ceci justifiant cela !

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