Imhotep Ben Moubamba sonne l’alarme.

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Imhotep Ben Moubamba, Ambassadeur de la paix des Nations unies

Imhotep Ben Moubamba (après avoir abandonné son prénom Bruno), Ambassadeur de la paix des Nations unies, opposant gabonais, président du parti politique de l’Alliance pour le changement et le Renouveau (ACR) et ancien ministre, a donc décidé de poster une vidéo dans laquelle il dévoile l’état infect de la politique gabonaise. Il s’y exprime à cœur ouvert à tous, à tout le peuple gabonais, à la nation, aux uns et aux autres, à notre peuple bien-aimé qui souffre.

En effet, c’est un court message d’interpellation destiné surtout à trois personnalités de la République gabonaise. La 1ère est bien entendu la personnalité la plus controversé du Gabon, Nourreddin Bongo Valentin alias Nourreddin Duvalier alias Maman a dit que, Coordonnateur de la Présidence de la République. La deuxième est son beau-fils (dans la coutume car étant marié à la nièce de l’autre) Jean de Dieu Moukagni Iwangou, Ministre de l’Enseignement Supérieur. La 3e est Franck Nguema, ministre des sports.

À la première personnalité citée, Imhotep Ben Moubamba lui demande de calmer ses ardeurs de se voir à la tête de l’Etat. « Nourreddin Bongo Valentin ne sera jamais Président de la République, car le temps des Bongo est terminé.  Ce jeune homme de 27 – 28 ans rêve, s’il veut survivre et être auprès de ses proches, il ne doit plus écouter sa mère. Il n’a pas à manquer de respect à des aînés comme Marc Louis Ropivia, l’ancien Recteur de l’UOB (Université Omar Bongo). Il n’y a plus de chiens au Gabon, il parait que les panthères ont remplacées les chiens»  affirme Imhotep Ben Moubamba.

D’ailleurs, l’Ambassadeur de la paix des Nations Unies  déclare ne pas aimer les panthères. Il espère que l’on trouve des symboles plus pacifiques pour la République gabonaise.

A la deuxième personnalité citée,  Imhotep Ben Moubamba constate que ce dernier a fait tout ce désordre depuis l’époque de l’UPG (Union du Peuple Gabonais) pour finalement se faire humilier par un gamin qui occupe un poste qui n’est même pas constitutionnel. Lui qui a travaillé avec Pierre Mamboundou. L’estime que les gens lui portaient a disparu. Monsieur Iwangou doit négocier son départ du gouvernement, ou de créer un incident afin de sortir la tête haute au risque d’être emporté par la vague populaire qui s’annonce.

Pour la dernière personnalité, ancien patron de TV+, cette chaine qui a représenté l’opposition depuis 2009. « Comment ce fang du Woleu Ntem, ne se lève pas pour dénoncer la disparition le 12 janvier 2020 près de Bitam du petit Rinaldi Abagha. Cet enfant n’est pas comme les autres, c’est un saint. Il faut regarder les yeux du petit Rinaldi qui nous questionne. Pourquoi on fait ça au Gabon ? Pourquoi on massacre des innocents ? Pourquoi lui ? » s’interroge Imhotep Ben Moubamba.

« Il ne faut pas être complice de crimes rituels, je veux bien qu’on soit stratège politique mais pas à n’importe quel prix. Il demande à Franck Nguema de prendre le leadership de l’exigence de vérité sur le cas du jeune Rinaldi, âgé de trois ans. Les archevêques, les évêques certains sont d’Oyem, pourquoi les personnalités du Woleu Ntem gardent le silence sur ce dossier. »

Imhotep Ben Moubamba demande au peuple gabonais de tenir bon, de ne pas avoir peur. Le Gabon sera libéré sous l’effet de la providence, c’est qui arrive en ce moment. Il promet revenir très bientôt.

La montée des antagonismes politiques au Gabon durant la dernière décennie a été l’un des sujets les moins couverts par les médias internationaux. Mais à la suite des événements concernant la disparition du petit Rinaldi, force est de reconnaître que la résurgence des crimes rituels et de la famille Bongo ne peut être ignorée. Parfois, il faut un tremblement de terre pour révéler ce qui se trouve sous la surface.

Les desseins de Ben Moubamba demeurent résolument socialistes, fermés à la conception occidentale de la réussite, ancrés dans les révoltes et les injustices qui incombaient aux laissés-pour-compte, cette classe prolétaire devenue moyenne, bercée par une illusion de privilèges et de succès.

Il dégage des pistes expansionnistes et liberticides qui, selon lui, existent sous une forme ou une autre aujourd’hui au Gabon. Bien  qu’Imhotep Ben Moubamba appuie son analyse majoritairement sur la construction, la justification du système Bongo, sur son mépris de la souveraineté et sur sa volonté expansionniste, cette dernière s’applique à toute l’organisation du système, en passant par l’altération du pouvoir de la majorité. Il compare toute forme de révolution à une passation de pouvoir et associe les trois personnalités à une forme de propagande visant à nier la complexité de l’expérience humaine.

Son argumentaire restreint n’outrepasse jamais la désolation du constat subjectif et semble davantage appartenir à un homme défaitiste et nostalgique qui craint de voir la modernité glisser sous les pieds des Gabonais.

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