Daniel Ona Ondo comme « un chien » dans les rues de Paris.

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L’ancien Premier ministre du Gabon, et actuel Président de la Commission de la CEMAC (Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale), Daniel Ona Ondo

La crise post-électorale de l’élection Présidentielle de 2016 au Gabon, a bouleversé les idées, arraché les masques, dévoilé les mystères, et renversé les pions. C’est une période noire de l’histoire du Gabon, celle qui a avalée des milliers de victimes et semé des traumatismes profonds. Jusqu’à aujourd’hui elle reste enveloppée de secrets et de mystères. La majorité des Gabonais ne savent pas comment la barbarie a eu vraiment fin.

Éveillés de leur torpeur, les Gabonais de la diaspora sont passés du peuple honni au peuple admiré, qui défie le pouvoir corrompu. L’ancien Premier ministre du Gabon, et actuel Président de la Commission de la CEMAC (Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale), Daniel Ona Ondo est passé de la sacralisation à l’humiliation. En démontre la vidéo posté par un activiste gabonais qui l’a suivi dans les rues de Paris jusqu’à son taxi.

« Je suis désolé mais on a tué des gens au Gabon. N’essaie pas de parler chien. Tu es un chien (à Ona Ondo). C’est Jean Ping le Président du Gabon, ce n’est pas Ali qui est mort. Ça veut dire quoi ? On l’a envoyé faire quoi ici ?

On est en France ici, le pays des droits de l’Homme, ce n’est pas le Gabon. Vous êtes Gabonais et le Gabon est en danger. Ali Bongo ne signe plus les décrets. Je me bats pour mon pays et toi tu te bats pour qui (à Ona Ondo)?

Nous sommes en compagnie d’Ona Ondo qui se pavane à Paris soit disant pour parler du Gabon. Au Gabon, il nous tuerait. A cause d’eux, nous sommes des exilés politiques. On l’interpelle, on en a le droit, car nous sommes des activistes. »

Avec cet épisode de Daniel Ona Ondo se faisant humilié par des activistes gabonais dans les rues de Paris, le masque est tombé. Le Gabon découvre un peu plus sa réalité : l’obsession de faire régner à vie un despotisme qui risque de ruiner le Gabon, de violer la Constitution, et d’enrichir les émergents. Inversion de rôles ! Ici et là, des Gabonais de la diaspora s’en prennent ouvertement à ses politiques au pouvoir qui n’inspirent plus le respect.

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