Bras de fer entre Hervé Patrick Opiangah et Franck Nguema.

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Le ministre des sports Franck Nguema (à gauche) et le président du CF Mounana, Herve Patrick Opiangah (à droite)

Selon Hervé Patrick Opiangah, président du CF Mounana, les déclarations du ministre des sports Franck Nguema ont développé bien d’autres propos désobligeants et discourtois à l’égard des présidents, des fondateurs et dirigeants des clubs de football.

En effet, le ministre Franck Nguema posait la question de savoir quels étaient les résultats du football national sur le continent avec les dizaines de milliards FCFA de subventions de l’Etat aux clubs de 2012 à 2018 ? Et les dettes colossales des joueurs (qui ont saisi la FIFA), des entraîneurs et des arbitres du National Football ?

Par ailleurs, il confirme que Gabon Oil a avancé 50% de son sponsoring du National Foot, soit 500 millions FCFA. Et depuis quand l’Etat débloque 100% de la subvention avant le début du National Foot 1 ? Le déblocage des fonds aux clubs de football s’est toujours fait en 2 phases. Nul ne peut se prévaloir de sa propre turpitude.

Aussi, le président du CF Mounana déclare que les respectables personnalités, de bonne volonté, qui ont choisi en toute liberté et responsabilité, de s’investir et investir leurs ressources dans la création d’associations sportives aux fins de recruter, encadrer, éduquer et former la jeunesse gabonaise dans le cadre du sport en général, et du football en particulier, méritent le respect. Ces derniers ont consentis des sacrifices et leurs contributions sont essentielles et multiformes.

Nulle part au monde les résultats sportifs ne se décrètent depuis son bureau. Ils se construisent, patiemment, méthodiquement, dans un environnement et avec un management politique serein et approprié.

Monsieur Hervé Patrick Opiangah affirme que le ministre Franck Nguema ignore certainement ce que font et apportent les dirigeants des clubs pour la nation. Ces dirigeants ne s’attendent certainement pas à trouver à la tête du sport gabonais un ministre qui se place, délibérément et constamment dans une inexplicable posture d’adversité et d’agressivité vis-à-vis des acteurs majeurs qu’ils sont. Il est encore plus symptomatique de taxer ces présidents de clubs d’agitations démagogiques. Car enfin, toutes les versatilités et les incohérences que l’on a notées et déplorées depuis des mois (les 40 millions par club de D1 sont prêts; non, ce ne sont plus 40, mais 38 millions qui vont être virés; non, en fin de compte, ce sont seulement 20 millions sur les 38; ces 20 millions seront virés avant le démarrage du championnat; puis le championnat démarre, mais aucune trace des 20 millions, alors que Gabon Oil Company assure et prouve avoir mis à disposition du ministère des Sports l’entièreté de la subvention annuelle, depuis quelques mois…). Cela pose un vrai problème de crédibilité.

Le report de la grève des clubs de foot est une décision de sagesse. En effet, les patrons du football professionnel, satisfaits de l’entame d’une médiation ont reporté à une date ultérieure leur menace de grève : les clubs du National Foot 1 et 2 ont repris le championnat depuis le 1er février.

Les clubs pro n’en arriveront donc pas à une extrémité qui aurait été très mal perçue par l’opinion publique. La reprise du dialogue avec les pouvoirs publics était le signal attendu par les dirigeants de clubs. L’important est maintenant de savoir ce qui s’est passé, ce qui a été négocié.

Qu’on le sache, les clubs n’ont pas repris le championnat à cause des menaces du ministre des Sports, mais par conviction dans ce qui est de leur responsabilité.

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