ADEA, lance son Plan stratégique 2018-2022.

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Une vue de l'école publique de dragages à Libreville au Gabon.

Le ministre sénégalais de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, qui préside par ailleurs le comité directeur de l’Association pour le développement de l’éducation en Afrique (ADEA) Mary Teuw Niane, a lancé, le 5 octobre 2018, le Plan stratégique de l’ADEA pour 2018-2022, dénommé « Notre voix commune, notre succès commun ». Le nouveau Pôle de qualité inter-pays sur l’enseignement supérieur et la recherche scientifique dirigé par le Sénégal a également été dévoilé.

C’était en marge du Salon de l’innovation dans le secteur de l’éducation en Afrique organisé par l’Union africaine du 4 au 6 octobre 2018, au Centre international de conférences Abdou Diouf (CICAD), à Diamniadio, au Sénégal. L’événement a réuni plus de 130 représentants issus des gouvernements africains, des missions diplomatiques au Sénégal, des organismes de coopération au développement, des rangs des innovateurs, des organisations de la société civile et de la jeunesse, du secteur privé et des médias.

Sarah Anyang Agbor, commissaire de l’Union africaine chargée des ressources humaines, de la science et de la technologie (CUA-RHST), a assisté à la cérémonie, aux côtés notamment d’Edgar Moyo et d’Adama Jimba Jobe, respectivement ministre adjoint et secrétaire permanent adjoint des ministères de l’Éducation primaire et secondaire du Zimbabwe et de Gambie.

Au côté de Raky Gassama, chargée de la Gestion des connaissances, Shem Bodo, secrétaire exécutif par intérim de l’ADEA, a rappelé l’orientation du nouveau Plan stratégique de l’ADEA 2018-2022, structuré autour de deux piliers : la Plateforme continentale de l’éducation et les Services de conseil et d’appui à l’exécution, dans la droite ligne de la Stratégie continentale de l’éducation pour l’Afrique 2016-2025 (CESA 16-25) de l’Union africaine et l’Objectif de développement durable 4. « En s’appuyant sur ces deux piliers continentaux et nationaux, l’ADEA contribuera à donner aux pays africains les moyens de développer des systèmes d’éducation et de formation qui répondent à leurs besoins émergents et favorisent la transformation socioéconomique durable de l’Afrique », a-t-il indiqué.

La Plateforme continentale de l’éducation comprend trois initiatives stratégiques : le renforcement du réseau de Pôles de qualité inter-pays (PQIP) ‒ qui capitalisent les expériences éducatives novatrices en Afrique afin de permettre à chaque pays de renforcer ses programmes d’éducation ‒, la création et l’opérationnalisation d’un Centre de connaissances, et l’organisation de forums des parties prenantes de haut niveau. L’autre pilier, les Services de conseil et d’appui à l’exécution, comporte cinq axes : la collecte de données et les outils de diagnostic, l’élaboration de politiques fondées sur des données factuelles, la prestation de services et la mobilisation des ressources, le leadership et la gestion, ainsi que le suivi de la réforme politique.

L’objectif global du nouveau Pôle de qualité inter-pays de l’ADEA sur l’enseignement supérieur et la recherche scientifique (PQIP-ESRS) mis en place au Sénégal est d’aider les ministres de l’Enseignement supérieur et/ou de la Recherche scientifique à mettre en œuvre des synergies entre pays pour un enseignement supérieur et une recherche efficaces en Afrique. Ce PQIP mettra l’accent sur le perfectionnement professionnel des enseignants, la réussite des élèves et la création d’un environnement propice à une recherche de qualité et au développement de l’innovation. Hébergée dans un pays dont l’engagement en faveur du développement de l’éducation en Afrique n’est plus à démontrer, cette nouvelle plateforme fournira concrètement aux pays africains des ressources exploitables pour l’identification, la documentation, l’analyse, la diffusion et le partage d’expériences.

Lors du lancement officiel du PQIP, le ministre et président du comité directeur de l’ADEA Mary Teuw Nianne s’est félicité du choix du Sénégal pour l’instauration d’un pôle dédié à l’enseignement supérieur et à la recherche scientifique. Il a exprimé la vision du président sénégalais Macky Sall et du Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne de faire de ces deux domaines « un levier du développement économique, social et culturel du pays ». Si, à en juger par l’impact qu’elles produisent, les innovations éducatives en Afrique sont déterminantes, leur efficacité peut être décuplée grâce à leur réplication sur l’ensemble du continent, a-t-il observé.

C’est cette vision, et la conviction que la qualité doit sous-tendre les réformes et les innovations pertinentes, quelles que soient les difficultés liées au fonctionnement des systèmes d’enseignement supérieur, de recherche et d’innovation, qui explique l’intérêt du Sénégal à soutenir l’ADEA dans le déploiement des PQIP.

« Ce PQIP sera un forum intergouvernemental de dialogue politique et d’action concertée entre les ministres africains de l’Enseignement supérieur et de la recherche et les partenaires stratégiques pour promouvoir l’enseignement supérieur et la recherche de qualité, dans leurs pays respectifs en particulier et en Afrique en général », a insisté Mary Teuw.

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