Une bonne semence, pour garantir l’alimentation des populations.

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L'initiative des populations a un retour à la terre est salutaire et certainement que le problème de la bonne semence se pose.

La FAO, le Ministère de l’Agriculture, de l’Elevage, chargé du Programme GRAINE et les autres partenaires au développement posent les bases pour la mise en place d’un secteur semencier au service des producteurs pour booster l’agriculture et garantir la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations.

L’amélioration de la production agricole conditionnée par la disponibilité en qualité et en quantité des semences, constitue l’un des piliers de la politique de diversification de l’économie gabonaise.

Dans le cadre des efforts visant à promouvoir  la production et la diffusion de semences de qualité en vue d’une amélioration de l’accès des producteurs à celles-ci, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) en partenariat avec le Ministère de l’Agriculture, de l’Elevage, chargé du Programme GRAINE a organisé le mercredi 28 novembre 2018 une réunion du groupe thématique sur le thème «  le développement agricole par l’amélioration du système semencier national », en présence de plusieurs représentants diplomatiques et autres partenaires au développement , notamment la Banque de Développement des Etats de l’Afrique Centrale (BDEAC) et l’Ambassade du Brésil.

Cette réunion du Groupe thématique est la cinquième organisée par la FAO et fait suite à   l’atelier de validation du rapport d’étude sur l’état des lieux du système semencier du Gabon qui s’est tenu le 3 Octobre dernier et qui a  débouché sur les éléments d’orientation et des recommandations pour la mise en place d’un système semencier national fort et capable d’assurer aux producteurs gabonais, un approvisionnement régulier en semences de qualité de variétés améliorées, en quantité suffisante, au moment opportun et à des prix abordables.

La rencontre de ce jour consistait à mener une réflexion conjointe pour poser les bases de la mise en place d’un secteur semencier afin de soutenir le développement agricole au Gabon et garantir la sécurité alimentaire et nutritionnelle de sa population.

Dans une approche participative, les différentes parties prenantes ont donné leur compréhension du thème débattu et ont fait des propositions concrètes pour la prise d’actions en faveur des groupes cibles.

Ils ont ensemble analysé les pistes de mutualisation des efforts, de leadership, de mobilisation des ressources, de prise de décision et de renforcement de partenariat pour permettre l’éclosion d’un secteur semencier. Aussi, il s’agissait d’échanger et de partager les expériences sur les cas de réussite dans ce secteur.

En effet, l’augmentation durable de la productivité agricole est nécessaire pour atteindre la sécurité alimentaire et nutritionnelle et une croissance économique inclusive en Afrique centrale et au Gabon en particulier. Ceci n’est pas possible sans un secteur semencier performant. De plus, l’industrie semencière ne peut pas se développer sans un secteur privé fort, mais la semence reste l’intrant agricole le plus essentiel et sa maîtrise ne doit pas échapper aux producteurs au risque de les rendre plus vulnérables.

Dans son discours d’ouverture, Biendi Maganga-Moussavou, Ministre de l’Agriculture, de l’Elevage, chargé du Programme GRAINE a dit l’intérêt que le Gouvernement accorde à cette problématique. Ainsi, il a déclaré « le Gouvernement de la République s’est engagé dans le processus de redynamisation du secteur agricole qui est au centre de la vision politique du Président de la République, Chef de l’Etat, Son Excellence Ali Bongo Ondimba, décliné dans le Plan Stratégique Gabon Emergent tant dans ses composantes Gabon Vert que Gabon Industriel, pour la composante agro-industrie, avec pour objectif de transformer durablement notre agriculture conformément aux engagements des Chefs d’Etats pris à Maputo en 2003 et confirmés à Malabo en 2014 ».

Aussi, il souligné l’importance de la mise en place d’un secteur semencier qui permettra d’accompagner les initiatives du Gouvernement en matière de développement de l’agriculture. « Un certain nombre de projets ont été initiés à l’exemple du Programme GRAINE qui inclut l’amélioration des conditions de vie des agriculteurs par l’accès à l’eau, à l’énergie, à l’internet, au foncier, à la formation, au marché, au financement et à l’innovation. Mais toutes ces initiatives orientées vers l’augmentation durable de la productivité agricole nécessitent, pour atteindre leurs objectifs, la mise en place d’un système semencier national performant permettant de vulgariser l’utilisation du matériel végétal de qualité facteur essentiel dans le processus d’accroissement du rendement des exploitations agricoles » a-t-il ajouté.

Pour sa part, Hélder Muteia est revenu sur le rôle stratégique des semences dans l’économie d’un pays, mais également de l’apport de celle-ci dans la sécurité alimentaire et nutritionnelle. Il a déclaré : « L’augmentation durable de la productivité agricole nécessaire pour atteindre la sécurité alimentaire et une croissance économique inclusive ne peut donc se faire sans un secteur semencier performant. La thématique qui nous réunit ce matin s’inscrit dans ce sens. En effet, les ressources phytogénétiques, que nous appelons couramment les semences, jouent un rôle important et stratégique dans le développement de l’agriculture notamment dans l’amélioration de la productivité ».

Au Gabon, comme dans de nombreux pays d’Afrique subsaharienne, la croissance agricole des cultures vivrières est entravée en partie par l’indisponibilité des semences de qualité à l’échelle des communautés villageoises. Ainsi, la disponibilité et l’accessibilité à des semences de qualité constituent les contraintes majeures à relever.

De plus, cette indisponibilité associée à l’absence de dispositions réglementaires, conduit parfois certains producteurs à prendre des semences et ou du matériel végétal provenant de sources non contrôlées.  « Cette pratique menace l’agriculture nationale voire sous régionale avec la prolifération de nuisibles qui infestent ces matériels. C’est le cas actuel de la maladie du Bunchy Top du Bananier » a indiqué Hélder Muteia.

Cette rencontre a permis d’assurer un débat multi-acteurs autour de la question semencière et de dégager des pistes concrètes d’amélioration de l’accès des agriculteurs aux semences de qualité. La question des partenariats organisations de producteurs-recherche-bailleurs de fonds fut au centre des débats.

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